83. Je l'ai déjà écrit le 2 mars dernier, ce blog n'a pas de vocation politique. Il n'empêche que, si j'essaie de réserver un traitement neutre et équitable
des différentes tendances, je ne peux, à 24 heures du premier tour de l'élection présidentielle, faire comme si. Comme si Jean-Marie Le Pen était un homme politique comme les autres. Comme si le
Front National était un parti aussi démocratique que les autres. Comme si les idées qui y sont véhiculées n'étaient pas plus dangereuses que les autres. Alors oui : j'appelle chacun à voter (ou
non) comme il l'entend, mais en pensant à cette menace permanente qu'est Jean-Marie Le Pen. C'est dingue : quand j'étais au lycée, il y a une dizaine d'années, on rigolait en se disant
qu'être anti-FN, c'était un engagement un peu facile et finalement ni très original, ni très engagé. Le FN n'était qu'un petit parti dont l'avenir ne devait ressembler qu'au passé : en marge des
grands rendez-vous politiques. Et voilà qu'aujourd'hui, être anti-FN deviendrait comme has-been. Le tout sauf Sarko va en pousser, dans les banlieues, à voter Le Pen. A n'y rien comprendre...
Alors bazardons-le et n'en parlons plus. OK ?
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